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Histoire et patrimoine

Oppidum romain

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Les vestiges d’un oppidum romain au lieu-dit Les Barthes, laissent à penser que les légions de César avaient installé un petit poste à Pin-Balma

A compter du XIIIe siècle, l’ensemble des territoires du Pin et le fief d’Aiguevives, actuel Aufréry, appartient à la baronnie de Balma, propriété des archevêques de Toulouse qui perçoivent d’ailleurs les dîmes de l’église Saint-Pierre

 

Au XVIe siècle, pour pallier aux frais engendrés par les guerres de religion, les archevêques sont obligés d’aliéner leurs terres et ne conservent que le château de Balma. Le domaine d’Aiguevives devient alors la propriété de la famille Carrière d’Aufréry.

Sous l’Ancien régime, le village vit exclusivement de l’agriculture : culture de céréales, élevage, production de lait, de vin, exploitation du bois.  Les caprices du temps sont à l’origine de véritables crises de disette et de famine.

 

À la fin du XIXe siècle, avec l’arrivée du Maréchal Niel, président du Conseil Général de la Haute- Garonne, Pin-Balma bénéficie du premier empierrement des routes vers Toulouse.

L’extension de la commune commence en 1938 avec la diversification de l’activité, notamment avec l’implantation de la clinique par le Dr Laboucarié au château d’Aufréry.

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Une des plus anciennes de l’environnement toulousain, elle remonterait probablement au Xe siècle. À l’origine, l’église aurait été faite de bois, de terre et de quelques briques (matériaux courants de la région et de l’époque)

Au début du XIIe siècle, elle est donnée par l’évêque de Toulouse à l’abbé de Conques (12), en reconnaissance de grâces obtenues auprès de Sainte Foy de Conques, comme une trentaine d’églises de la région.

Au XVIe siècle, suite aux pillages et aux destructions pendant les guerres de religion, Georges d’Armagnac, archevêque de Toulouse de 1562 à 1577, ordonne la restauration de l’intérieur et du clocher mur à pignon triangulaire.

Des pillages, vols et dégradations successifs ont lieu au fil des ans, la foudre également frappe à plusieurs reprises le clocher.

Des campagnes de travaux et de restauration extérieure et intérieure sont menées à compter de 1931, la dernière datant de 2006.

Sous l’Ancien Régime, certains paroissiens sont enterrés dans le sol de l’église.

La famille d’Aufréry avait droit de sépulture dans la chapelle de la Vierge et au XVIIe siècle, parmi la centaine de personnes inhumées dans l’église, treize font partie de cette famille.

 

Porche de l'Eglise- Porte romane et pierre tombale

Lors des travaux de restauration de l’église, du porche et de l’enceinte du cimetière en 1931. Cette pierre est utilisée en 1931, fut découverte une porte romane du XIIème siècle avec un chrisme datant du XIème siècle, et les ossements trouvés sont pieusement réunis sous le porche ; la pierre qui les recouvre est gravée d’une inscription en occitan « LES PAVRES MORTS DEL PY SOVNT ENDROVMITS AÏCY » qui signifie : « Les pauvres morts du Pin sont endormis ici »

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  • Croix bannière en grès

Elle se trouvait initialement au carrefour du Portier. La partie supérieure sculptée de la croix est estimée datée du XVème siècle mais nous n’en avons pas la certitude. Une face représente le Christ en croix et l’autre face, une piéta. Elle a été cachée pendant la Révolution, installée dans le nouveau cimetière pendant plusieurs années puis mise à l’abri de l’érosion et des intempéries sous le porche de l’église en juin 2026.

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  • Blason XVIe siècle

Encastré dans le mur d’enceinte, il représente les armes du cardinal d’Armagnac, archevêque de Toulouse de 1562 à 1577. Il a été probablement sculpté lors de la cérémonie de réouverture de l’église après des travaux consécutifs aux dommages dus aux troupes huguenotes

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  • Pierre gravée XVII ou XVIIIe siècle

Elle porte l’inscription "SEPULTURE/ DE BALDN/ CAPITENE DE BALMA ET DES SIENS" (RIPA). La famille du capitaine de Balma disposait d’un caveau à l’intérieur de l’église et cette plaque a été déplacée lors des travaux de réfection du sol.

  • Pierre gravée 1718

Provient également du sol de l’église. Il s’agit d’un fragment de la sépulture de Pierre Joseph Rouede et des siens.

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Eglise Saint Pierre

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Domaine de Laganne XVIIe et XVIIIe 

Ce domaine, autrefois appelé domaine de Mallarmé, est la résidence de Charles Laganne et son épouse Anne- Henriette Carrière d’Aufréry qui viennent profiter de l’air de la campagne. Avocat puis procureur du roi, Charles Laganne devient capitoul en 1753 puis syndic de la ville de Toulouse. 

À sa mort, il lègue 50 000 pièces d’or à la ville afin d’instaurer l’eau potable à Toulouse. Ce don autorise la construction du château d’eau situé Place Laganne. Le souvenir de ce legs est immortalisé par une inscription sur plaque de marbre au-dessus de la porte d’entrée du château d’eau devenu galerie d’art.

Château d'Aufréry  

À l’origine, l’histoire du lieu-dit « Aufréry » (orthographié anciennement « Aufrerie » ou « Aufreri » remonte au XIIIème siècle*. En 1218, Simon de Montfort, en remerciement de son aide dans la lutte contre les Albigeois, donne à l’évêque Foulques, le château de Verfeil et les 20 villages avoisinant qui en dépendent, dont le domaine d’Ayguevives (actuel Aufréry).

Au XVIe siècle, le domaine d’Ayguevives devient propriété de la famille Carrière d’Aufréry puis vers 1780, une partie du domaine est vendue au sieur Dubourg de Mongay qui organise des « ateliers de charité » pour les déshérités, met à disposition ses réserves de grains lors des disettes…

Appuyé par Madame Carrière d’Aufréry veuve Laganne et par les habitants du fief, il fait rattacher le château à la commune de Pin-Balma le 25 février 1791. Le nom d’Aufréry remplace officiellement celui d’Aiguevives sur le cadastre de 1824.

Le domaine d’environ 300 hectares, est acheté par un descendant de la famille des Cassan puis vendu en 1860 au Maréchal Niel. Ce dernier, héros de la bataille de Solférino, Président du Conseil Général de Haute Garonne, fait construire le château actuel dès 1862 (ses armoiries sont toujours visibles sur le sol de l’entrée). Le bâtiment est rectangulaire, flanqué de quatre tours carrées, les toits couverts d’ardoise. Le parc est entièrement redessiné et les magnifiques cèdres du Liban plantés à ce moment- là. La propriété demeure dans la famille Niel jusqu’à la 2ème guerre mondiale.

 

 

 

 

 

 

 


 

En décembre 1938, un jeune médecin neuro- psychiatre, le Dr Jean Laboucarié loue le château et crée la clinique.

 

Après l’armistice en juillet 1940, en recherche de personnel soignant, il fait appel aux Franciscaines Missionnaires de Marie. Cette collaboration se poursuivra durant 50 ans puisque la dernière infirmière religieuse quittera Aufréry en 1989.

 

Durant la seconde guerre mondiale, plusieurs personnes juives trouvent un refuge temporaire grâce au Dr Laboucarié qui les héberge et leur permet d‘organiser leur fuite. Dénoncé à la Gestapo au début de l’été 1941, il parvient à s’enfuir avec sa femme et ses deux filles. Une bombe tombe à proximité du château provoquant un cratère impressionnant entre la route et la vigne de la ferme voisine.

Pendant cette période de guerre, le Comte Niel est obligé de vendre le château et les terres à un négociant en viande qui, à la Libération, sera dépossédé de ses biens par la justice.

La propriété est alors acquise par les Domaines puis rachetée en 1947 par le Dr Laboucarié qui en était toujours locataire. Au cours des années suivantes, des transformations importantes modifient le profil du château et des agrandissements successifs permettront l’accueil de 120 lits.

En 2018, la construction d’une nouvelle clinique est programmée de l’autre côté de la route et le château est racheté pour réaliser une résidence senior. Il prend alors le nom de « Château Camas »

Domaine du Pin

Quelques documents attestent l’existence du domaine dès le XVIIe siècle mais le domaine dans son histoire plus récente fut acquis par Jean- Baptiste GEZE, négociant à Toulouse, en 1816. C’était alors une grande maison de maître. De 1863 à 1866, même période que le Château d’Aufréry, ont été réalisés la surélévation de la maison avec la toiture en ardoise, l’embellissement de la façade sud, la construction de deux bâtiments dits « communs », la plantation des arbres du parc et l’aménagement du tour de la maison.

Cette propriété comportait également 5 fermes dans le village : Le Portier, Borderouge, Rodolausse, La Table et la Ferme. Elle faisait vivre entre 20 et 30 personnes et fonctionnait pratiquement en autarcie : céréales, four à pain, vaches pour le lait, volailles, porc pour la viande et la graisse, vignes, verger, potager, du bois pour le chauffage et une forge pour ferrer les chevaux et l’entretien du matériel, un lavoir…

À cette époque le chemin venant de Balma à Pin-Balma passait entre le château et le presbytère, actuelle mairie. Il fut déplacé en 1865, c’est la route de l’Église que nous connaissons aujourd’hui.

La propriété est restée dans la famille GEZE jusqu’en 2017, date à laquelle le domaine a été vendu.

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