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Histoire et patrimoine

Des haches en pierre témoignent de l’occupation préhistorique de Pin-Balma.

 

 

 

 

 

Les vestiges d’un oppidum romain au lieu-dit Les Barthes, l'ancien lieu de sacrifice

au lieu-dit La Table, laissent à penser que les légions de César avaient installé un petit poste

à Pin-Balma.

À compter du XIIIe siècle, l’ensemble des territoires du Pin et le fief d’Aiguevives,

actuel Aufréry, appartiennent à la baronnie de Balma, propriété des archevêques de Toulouse

qui perçoivent d’ailleurs les dîmes de l’église Saint- Pierre.

Au XVIe siècle, pour pallier aux frais engendrés par les guerres de religion, les archevêques sont obligés d’aliéner leurs terres et ne conservent que le château de Balma. Le domaine d’Aiguevives devient alors la propriété de la famille Carrière d’Aufréry.

 

Sous l’Ancien régime, le village vit exclusivement de l’agriculture : culture de céréales, élevage, production de lait, de vin, exploitation du bois.  Les caprices du temps sont à l’origine de véritables crises de disette et de famine.

 

À la fin du XIXe siècle, avec l’arrivée du Maréchal Niel, président du Conseil Général de la Haute- Garonne, Pin-Balma bénéficie du premier empierrement des routes vers Toulouse.

L’extension de la commune commence en 1938 avec la diversification de l’activité, notamment avec l’implantation de la clinique par le Docteur Laboucarié au château d’Aufréry.

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Oppidum romain

Château d'Aufréry

À l’origine, il s’agissait d’une bâtisse fortifiée appelée « Camas ». En 1218, Simon de Montfort, en remerciement de son aide dans la lutte contre les Albigeois, donne à l’évêque Foulques, le château de Verfeil et les 20 villages avoisinant qui en dépendent, dont le domaine d’Ayguevives (actuel Aufréry).

Au XVIe siècle, le domaine d’Ayguevives devient propriété de la famille Carrière d’Aufréry puis vers 1780, une partie du domaine est vendue au Sieur Dubourg de Mongay qui organise des « ateliers de charité » pour les déshérités et met à disposition ses réserves de grains lors des disettes…

Appuyé par Madame Carrière d’Aufréry veuve Laganne et par les habitants du fief, il fait rattacher le château à la commune de Pin-Balma en 1791. Le nom d’Aufréry remplace officiellement celui d’Aiguevives sur le cadastre de 1824.

Le domaine, d’environ 300 hectares est acheté par un descendant de la famille des Cassan puis vendu en 1860 au Maréchal Niel. Ce dernier, héros de la bataille de Solférino, Président du Conseil Général de Haute Garonne, fait construire le château actuel dès 1862 (ses armoiries sont toujours visibles sur le sol de l’entrée). Le bâtiment est rectangulaire, flanqué de quatre tours carrées, les toits couverts d’ardoise. Le

parc est entièrement redessiné et les magnifiques cèdres du Liban plantés à ce moment- là. La propriété demeure dans la famille Niel

jusqu’à la 2ème guerre mondiale.

 

 

 

En décembre 1938, un jeune médecin neuro-psychiatre, le Dr Jean Laboucarié loue le château et crée la clinique.

Après l’armistice en juillet 1940, en recherche de personnel soignant, il fait appel aux Franciscaines Missionnaires de Marie.

Cette collaboration se poursuivra durant 50 ans et la dernière infirmière religieuse quittera Aufréry en 1989

Durant la seconde guerre mondiale, plusieurs personnes juives trouvent un refuge temporaire grâce au Dr Laboucarié qui les héberge et leur permet d‘organiser leur fuite. Dénoncé à la Gestapo au début de l’été 1941, il parvient à s’enfuir avec sa femme et ses deux filles Une bombe tombe à proximité du château provoquant un cratère impressionnant entre la route et la vigne de la ferme voisine.

Pendant cette période de guerre, le Comte Niel est obligé de vendre le château et les terres à un négociant en viande qui, à la Libération, sera dépossédé de la plupart de ses biens par la justice.

La propriété est alors acquise par les Domaines puis rachetée en 1947 par le Dr Laboucarié qui en était toujours locataire. Au cours des années suivantes, des transformations importantes modifient le profil du château.et des agrandissements successifs permettront l’accueil de 120 lits. 

En 2018, la construction d’une nouvelle clinique est programmée de l’autre côté de la route, le château racheté pour devenir une résidence séniors inaugurée en 2022.

Domaine de Laganne XVIIe et XVIIIe siècle

Ce domaine, autrefois appelé domaine de Mallarmé, est la résidence de Charles Laganne et son épouse Anne- Henriette Carrière d’Aufréry qui viennent profiter de l’air de la campagne. Avocat puis procureur du roi, Charles Laganne devient capitoul en 1753 puis syndic de la ville de Toulouse. 

À sa mort, il lègue 50 000 pièces d’or à la ville afin d’instaurer l’eau potable à Toulouse. Ce don autorise la construction du château d’eau situé Place Laganne. Le souvenir de ce legs est immortalisé par une inscription sur plaque de marbre au-dessus de la porte d’entrée du château d’eau devenu galerie d’art.

Église Saint-Pierre

Une des plus anciennes de l’environnement toulousain, elle remonte probablement au Xe siècle. À l’origine, l’église est faite de bois, de terre et de quelques briques.

Au début du XIIe siècle, elle est donnée par l’évêque de Toulouse à l’abbé de Conques (12), en reconnaissance de grâces obtenues auprès de Sainte Foy de Conques, comme une trentaine d’églises de la région.

 

Au XVIe siècle, sur décision de Georges d’Armagnac, archevêque de Toulouse de 1562 à 1577, débute sa construction en briques avec son clocher mur à pignon triangulaire.

Des pillages, vols et dégradations successifs ont lieu au fil des ans.

 

La foudre également frappe à plusieurs reprises le clocher.

 

Des campagnes de travaux et de restauration extérieure et intérieure sont menées à compter de 1931, la dernière datant de 2006

Pierre tombale avant le XIXe siècle

Sous l’Ancien Régime, les paroissiens sont enterrés dans le sol de l’église.

 

La famille d’Aufréry avait droit de sépulture dans la chapelle de la Vierge et au XVIIe siècle, parmi la centaine de personnes inhumées dans l’église, treize font partie de cette famille. »

 

Cette pierre est utilisée en 1931 comme pierre tombale. À cette date, le sol de l’église est refait, tous les ossements sont rassemblés sous le porche et la pierre qui les recouvre est gravée d’une inscription en patois de l’époque qui signifie : « Les pauvres morts du Pin sont endormis ici »

Mur d'enceinte du vieux cimetière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Blason XVIe siècle


Encastré dans le mur d’enceinte, il représente les armes du cardinal d’Armagnac, archevêque de Toulouse de 1562 à 1577.
Il a été probablement sculpté lors de la cérémonie de réouverture de l’église après des travaux consécutifs aux dommages dus aux troupes huguenotes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Pierre gravée 1718

 

Elle provient également du sol de l’église. Il s’agit d’un fragment de la sépulture de Pierre Joseph Rouede et des siens.

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Pierre gravée XVII ou XVIIIe siècle

 

Elle porte l’inscription

«SEPULTUR(E)/ DE BALDN/ CAPITENE DE BALM(A)/ET DES/ SIENS»(RIPA).

La famille du capitaine de Balma disposait d’un caveau à l’intérieur de l’église et cette plaque a été déplacée lors des travaux de réfection du sol.
 

Croix de carrefour vers le XIXe siècle et 1820

Cette croix de carrefour en pierre date de 1820 bien que sa partie supérieure soit beaucoup plus ancienne. Elle était située au carrefour du Portier.

Elle a été cachée pendant la Révolution et depuis sa restauration, installée dans le nouveau cimetière.

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Domaine du Pin

Quelques documents attestent l’existence du domaine dès le XVIIe siècle mais le domaine dans son histoire plus récente fut acquis par

Jean-Baptiste GEZE en 1816.

C’était alors une grande ferme bâtie, composée d’une bâtisse comprenant un rez -de- chaussée et un étage. La construction des communs et des deux étages supplémentaires avec le toit d’ardoises, la plantation des arbres du parc et du tour de la maison ont été réalisées de 1863 à 1866 (même période que le Château d’Aufréry). La construction des deux ailes se situerait après 1870.

Cette propriété faisait vivre entre 20 et 30 personnes et fonctionnait pratiquement en autarcie : céréales, four à pain, vaches pour le lait, volailles, porc pour la viande et la graisse, une vigne, un verger, un potager, du bois pour le chauffage et une forge pour ferrer les chevaux et l’entretien du matériel, un lavoir…

À cette époque la route de Balma passait entre la maison et le presbytère (actuelle mairie). Elle fut déplacée en 1865, c’est la route actuelle que nous connaissons tous, qui longe le cimetière.

La propriété est restée dans la famille GEZE jusqu’en 2017, date à laquelle le domaine a été vendu. Le château et le parc l’ont été en 2019.

 

Aujourd'hui, le château abrite plusieurs appartements vendus à différents propriétaires.

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